Archives de catégorie : Parutions

Bibliographie d’histoire environnementale au fil des lectures et ajouts

Publication : Géocarrefour, vol. 85/3 Rivières urbaines (XVIIIe-XXIe s.)

La revue de géographie de Lyon, Géocarrefour, consacre son dernier numéro à un dossier sur le thème

“Fléau, ressource, exutoire : visions et usages des rivières urbaines
(XVIIIe-XXIe siècles)”

Coordonné par Stéphane Frioux, il reprend en partie des communications données lors de la première journée d’étude du RUCHE tenue à Lyon en mars 2009 (http://leruche.hypotheses.org/589 ).



Couverture Géocarrefour



























Il sera prochainement consultable sur le portail CAIRN :  https://www.cairn.info/revue-geocarrefour.htm

Pour plus de renseignements sur la revue : http://geocarrefour.revues.org/

Sommaire :

Stéphane Frioux, « Fléau, ressource, exutoire : visions et usages des rivières urbaines
(XVIIIe-XXIe siècles)
»

Thomas Le Roux, « Une rivière industrielle avant l’industrialisation : la Bièvre et le fardeau de la prédestination, 1670-1830 »

Justine Ultsch, « Les temporalités de l’interface ville-rivière à travers le cas de Saint-Étienne et du Furan »

Sylvain Rode, « Reconquête urbaine de la Loire et risque d’inondation : des représentations aux aménagements urbains »

Jérôme Rollin, « La protection des petites rivières périurbaines dans les Bouches-du-Rhône depuis les années 1960 : une analyse de la construction locale de la norme environnementale »

Stéphane Castonguay et Hubert Samson, « Les productions de l’environnement riverain au Québec : industrialisation, décontamination et embellissement de la rivière Saint-François au 20e siècle »

Fanny Romain, « Le fleuve, porteur d’images urbaines : formes et enjeux »

Parution : “Aménager les espaces ruraux dans la France méridionale” (Annales du Midi, oct-déc 2010)

Le numéro 272 de la revue Annales du Midi, daté octobre-décembre 2010, a été coordonnée par Patrick Fournier, maître de conférences d’histoire moderne à l’université Blaise-Pascal (Clermont II) et membre du CA du RUCHE.  

Il est consacré au thème “Aménager les espaces ruraux dans la France méridionale (époques moderne et contemporaine)“.   Téléchargez ici la COUVERTURE_ANNALES DU MIDI_272.

Sommaire :

Patrick Fournier, Introduction. Pour une histoire de l’aménagement des espaces ruraux.

Raphaël Morera, Discours et pratiques des dessiccateurs dans la France méridionale du premier XVIIe siècle : une politique d’aménagement ?

Marylène Soma-Bonfillon, L’irrigation en Provence : des aménagements et des pratiques au coeur des transformations économiques, environnementales et sociales

Bruno Jaudon et Sylvain Olivier, Compoix et aménagement du territoire en Languedoc (XVIe-XVIIIe siècle)

Patrick Fournier, Expertise juridique et expertise technique : la mutation du regard sur l’espace rural en Languedoc, Provence et Comtat (XVe-début du XIXe siècle)

Pierre Cornu, Expertise forestière, intérêt public et maîtrise de l’espace montagnard : le reboisement en Ardèche au XIXe siècle

Parution : “In Nature We Trust”. Les Paysages anglais à l’ère industrielle

Charles-François Mathis, PUPS, 2010.

Comment sont nés les premiers mouvements de protection de la nature ? Quelles ont été leurs motivations et leur idéologie ? Quelles résistances et quels soutiens ont-ils rencontrés ? Ce sont les questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre, en étudiant le cas de l’Angleterre entre 1750 et 1914, espace symbolique du développement de l’industrialisation et de l’urbanisation, et l’un des pays pionniers en matière de préservation de la nature.

Partant de la transformation du regard porté sur une nature devenue paysage et de l’analyse d’une idéologie « environnementale » en pleine élaboration – notamment dans les écrits de Wordsworth, qui insiste sur les valeurs patriotique et spirituelle des paysages anglais –, cette histoire est complétée par celle des actions menées par les différentes associations de protection de la nature, dont les plus importantes, comme le National Trust, sont étudiées en détail. De la chanson au tableau de maître, des premières photographies aux plus grands poèmes de l’époque victorienne, en passant par les témoignages recueillis dans les rapports du Parlement, cet ouvrage éclaire ainsi d’un jour nouveau les origines de la relation si particulière du peuple anglais à ses paysages.


21/10/2010
16×24
688 p.
24 p. HT couleur, 50 ill. en noir in-texte
ISBN : 978-2-84050-577-8

Prix : 28 Euro(s)

   

Parution : La Soif de Jérusalem. Essai d’hydrohistoire (1840-1948)

Vincent LEMIRE, La soif de Jérusalem. Essai d’hydrohistoire (1840-1948), Paris, Publications de la Sorbonne, 2011, 664 p. (64 pl., cartes et fig.)
16 x 24 cm
664 pages
ISBN 978-2-85944-659-8
ISSN 0768-1984
Prix : 45€

Lien éditeur : http://www.univ-paris1.fr/services/publications-de-la-sorbonne/parutions-2011/



(vous y trouverez  un bon de commande accompagné de quelques extraits du livre : table des matières, avant-propos, préface, introduction, conclusion)


• L’histoire urbaine de Jérusalem aux XIXe et XXe siècles, ensevelie sous les mémoires concurrentes, a fini par s’effacer derrière les conflits symboliques et nationalistes. Pour rompre avec une vision étroitement communautariste et géostratégique de la Ville sainte, pour en faire rejaillir la dimension profane et quotidienne sans perdre de vue l’agencement de ses territoires, de ses monuments, de son relief et de ses citadins, Vincent Lemire a choisi de faire l’histoire de la ville au prisme de la question de l’eau. Perchée à plus de 700 mètres d’altitude, Jérusalem manque cruellement d’eau potable, surtout entre les années 1840, moment du décollage démographique, et l’inauguration en 1936 de la monumentale canalisation de Ras el-Aïn. La ” soif de Jérusalem ” devient dès lors un enjeu majeur de l’action publique, qu’elle soit portée par les autorités civiles et religieuses de la ville ou par les puissances internationales qui s’en disputent le contrôle.

• L’histoire de cette longue quête hydraulique, dominée tour à tour par les archéologues et les philanthropes occidentaux, puis par les autorités impériales ottomanes et les édiles municipaux et enfin par les porte-drapeaux du projet sioniste et du nationalisme palestinien, s’appuie sur l’analyse de sources très diverses et largement inédites : archives de la municipalité ottomane et mandataire de Jérusalem, archives de l’administration des waqf, archives impériales d’Istanbul, archives consulaires et diplomatiques de Londres, Nantes et Paris, archives du mouvement sioniste à Jérusalem, collections privées. Cette étude pionnière montre que la question hydraulique est un passionnant observatoire pour l’histoire urbaine et dessine les contours d’une nouvelle méthode historique, l’hydrohistoire, particulièrement efficace pour comprendre des lieux saturés de sens comme la ville de Jérusalem.


Vincent Lemire, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée
et membre du laboratoire ” Analyse comparée des pouvoirs ” (EA 3350). Ses recherches actuelles portent sur Jérusalem et le Proche-Orient contemporain, l’histoire environnementale et la patrimonialisation urbaine.